Choisir ses hélices

Les drones modernes héritent de la longue (et belle) histoire du modélisme, où une grande partie du plaisir réside dans le choix de pièces spécifiques, le patient montage, et le plaisir immense de voir voler un engin fait avec ses propres mains…

Disons le tout de suite, avec les Phatom, tout se perd… Voici quelques années que nous disposons de produits « RTF » (Ready to Fly) donc adieu le plaisir du montage et la recherche de la pièce permettant d’optimiser les performance de votre petit bijou…

Avec les versions Phatom 1 et 2, restaient toutefois quelques éléments à personnaliser : nacelle, caméra… La version 3 enterre définitivement ces variables puisque le produit proposé est d’une remarquable stabilité.

Reste un élément « personnalisable » : les hélices… 

Blanches d’origine, on en trouve des noires, des rouges, des vertes et des pas mûres… La couleur change, c’est fun, il y en a pour tous les goûts, mais la couleur n’est pas la coeur de ce billet.

Le vrai choix réside dans l’offre d’hélices en carbone en remplacement des hélices en plastiques fournies par Dji.

Quels sont les avantages du Carbone ?hélice en carbone

Indéniablement, cela fait chic ! 😉 Et on comprend bien que dans l’optique du modélisme, cela est un vrai choix technique et identitaire.

Le carbone est (beaucoup) plus rigide que le plastique et plus léger aussi. Ces deux caractéristiques conduisent :

  • à un gain de puissance des moteurs et une augmentation de la durée des vols (à rendement identique, les moteurs consomment moins).
  • à des vols plus stables et des trajectoires mieux maîtrisées.

Cela était particulièrement vrais pour les Phatom 1 et 2. Mais les progrès réalisés sur la stabilisation de la nacelle et au niveau du « cerveau » de gestion de vol du Phatom 3 rendent les performances du carbone nettement moins flagrant.

Et la balance avec les inconvénients des hélices en carbone tend franchement à se ré-équilibrer, voir à pencher en faveur du bon vieux plastique…

En effet, le carbone si il est rigide n’en demeure pas moins fragile. E tmême dangereux si vous avez la mauvaise idée de mettre un doigt dans la trajectoire des hélices, ce qui arrive parfois si vous chopez votre drone en vol à l’atterissage.On ne compte plus les pilotes qui y ont laissé une vilaine coupure, quand ce n’est pas carrément un bout de doigt sectionné.

Enfin, en cas de crash, des hélices souples encaissent une partie du choc. Equipé en carbone, c’est votre nacelle et le corps du drone qui en feront les frais….

Les avantages du carbone diminuant, ses défauts ressortent au grand jour et on ne trouve plus beaucoup de défenseur du carbone sur le Phatom 3…

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